Ecrire pour exister

Ecrire… Oui ! Mais quoi ?
Ecrire vite, épuiser ses doigts, vider l’encre de son stylo, se débarrasser de tous ses problèmes, les poser sur le papier et les y laisser. Ou alors, écrire lentement, prendre le temps de choisir ses mots, de formuler ses phrases, savourer chaque lettre, formée avec patience et application.
Ecrire bien, proprement, sans tache, ni bavure et peu importe ce que les mots veulent dire. Ou écrire mal, grossièrement, caractères formés à la hâte, peu importe la mise en page, les mots doivent passer un message, ce qu’ils signifient est bien plus important que la forme.
Et pourquoi pas se perdre dans un tourbillon de lettres, faire un grand voyage dans une jungle de mots, les terres inexplorées des styles, quitte à se perdre dans les marais de la grammaire ou le désert de la conjugaison.
Ou alors, préférer sortir la carte dictionnaire et avancer prudemment sur un terrain connu, sans prendre de risque inutile qui ferait tomber dans un texte absurde sans queue ni tête.

En tout cas, peu importe la solution que l’on décide de suivre, c’est toujours nous qui guidons le stylo. Libre à nous de le prendre et de commencer ou de le déposer et de ne plus y toucher.


Ecrire pour exister