Odier Daniel

Daniel Odier est né en 1945 à Genève. Après des études aux Beaux-Arts de Rome, il abandonne la peinture pour l'écriture. Ses nombreux voyages en Amérique du Sud, en Asie et surtout en Himalaya lui inspirent de nombreux essais et poèmes. Alain Tanner a adapté au cinéma avec succès le roman La voie sauvage (Les années lumière). Daniel Odier partage actuellement son temps entre la France et les États-unis (où il a enseigné la littérature comparée). Nana, Diva, Lola, Vida, les polars qu'il a publiés sous le pseudonyme de Delacorta ont fait le tour de la planète, traduits en 14 langues dont le japonais. Le metteur en scène Jean-Jacques Beineix adaptera Diva en long métrage, qui obtiendra quatre "Césars". Daniel Odier a reçu en 1980 le Prix ADELF.

Links
www.danielodier.com/

Werke:
  • Transparence. - Perret-Gentil, 1964.
  • Rouge. - Editions 317, 1967.
  • Le soleil dans la poche. - Perret-Gentil, 1965. (Poèmes)
  • Entretien avec William Burroughs.- Belfond, 1969.
  • Les sculptures tantriques du Népal. - Ed. du Rocher, 1970.
  • Nuit contre nuit. - Oswald, 1972. (Poèmes)
  • Le voyage de John O'Flaherty. - Seuil, 1972.
  • Eclats d'ombres. - Centre d'art national français BP, 1972.
  • Les mystiques orientales / avec M. de Smedt. - Denoël, 1972 rééd. A. Michel, 1984.
  • Nirvana Tao : techniques de méditation. - R. Laffont, 1974.
  • La voie sauvage. - Seuil, 1974.
  • Ming. - R. Laffont, 1976.
  • Népal. - Seuil, 1976.
  • Splendor solis. - Stock, 1976.
  • L'année du lièvre. - R. Laffont, 1977.
  • Le milieu du monde. - R. Laffont, 1979. (Prix Bibliomedia Suisse 1980)
  • Petit déjeuner sur un tapis rouge. - Fayard, 1982.
  • Gioconda. - Fayard, 1984.
  • Cécilia. - [S.I.] : [s.n.], 1986. (Livret d'opéra)
  • Le baiser cannibale. - Mazarine, 1987.
  • Le clavecin. - Fayard, 1992.
  • Delacorta 1. - Champs-Elysées, 1993.
  • Tantra: l'initiation d'un Occidental à l'amour absolu. - J.-C. Lattès, 1996 ; rééd. Pocket, 1998.
  • Tantra Yoga: le Vijnânabhaïrava tantra: le "tantra de la connaissance" / trad. et commenté par D. Odier. - A. Michel, 1998.
  • Les secrets de la médiation: sept textes essentiels des maîtres historiques du Chan et du Zen. - J.-C. Lattès, 1998.
  • Ferveur hindoue. - Payot, 1998.
  • Désirs, passions et spiritualité : l'unité de l'être. - Lattès, 1999.
  • Tantra, spontanéité de l'extase. - Actes Sud, 2000.
  • Le grand sommeil des éveillés : interrompu par l'exposition de Mahachinachara, la Grande voie chinoise, coeur du tantra et du chan. - Ed. du Relié, 2000.
  • Les sept secondes de l'arc-en-ciel. - Albin Michel, 2006
  • Pseudonyme de Delacorte :
  • Nana. - Seghers, 1979.
  • Diva. - Seghers, 1979.
  • Luna. - Seghers, 1979.
  • Rock. - Fayard, 1981 ; Edito-Service, 1983.
  • Papillons de nuit. - Hachette, 1984.
  • Vida. - Mazarine, 1985.
  • Nana; Diva; Luna; Lola. - Mazarine, 1985.
  • Alba. - Payot, 1985.
  • Somnambule. - Marval, 1990.
  • Rap à Babylon Beach. - Librairie des Champs-Elysées, 1992.
  • The rap factor. - the Atlantic Monthy Press, 1993.
  • Imago. - Masque / Hachette-livres, 1996.
  • L'illusioniste. - Lattès, 1997 ; rééd. Pocket, 2001. (1e édition parue sous le titre "Le voyage de John O'Flaherty". - Seuil, 1972)

Auszeichnungen:
  • Prix Bibliomedia Suisse 1980

Textausschnitt aus Le milieu du monde

Le lendemain, il revêt son costume et réveille un mort au son du tambour. Et puis il disparaît. Nous, abandonnés dans notre grotte, trou nocturne dans la nuit, coupés du monde magique, désemparés, en proie aux plus vives angoisses, loin de l'ours géniteur de l'Univers, n'osant plus chasser de crainte de faire basculer le monde. Oh ! Chaman, reviens-nous ! La nuit, sous les peaux d'ours, enfin, je le vis en rêve car mon âme était pure. Sorti de l'enfance, j'étais à l'aube de ma vie d'homme, la conscience ouverte, encore malléable et je compris que le vieux chaman m'avait choisi. C'est dans mon rêve qu'il vint me prendre pour me transformer en oiseau. Je survolais la toundra lorsque j'aperçus des centaines de bisons, d'ours et de rennes rassemblés autour d'un gros rocher sur lequel le chaman était assis. Malgré la hauteur, je reconnus la frêle silhouette de son corps émacié, je vis son crâne sur lequel une peau desséchée et fripée formait autant de plis qu'à l'aine d'un renne, je vis ses yeux sombres et grands, rayonnants d'un intense amour pour les choses, les hommes et les animaux. Malgré la distance, j'entendis clairement sa voix. Il parlait le langage de ceux qui savent et les animaux le comprenaient comme je pouvais le comprendre, car j'étais devenu oiseau.

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