Lanova Asa

Asa Lanova est Suissesse. Possédée dès l'enfance par la passion de la danse, elle se rend très jeune à Paris, où elle travaille avec les plus grands maîtres russes. Vite engagée comme soliste, elle quitte cependant la scène et se réfugie dans la campagne vaudoise. Là, elle se met tout d'abord à tisser, participant avec succès à de nombreuses expositions. C'est alors que l'écriture s'impose à elle. Trois dramatiques verront le jour, réalisées par la Télévision suisse romande. Puis un premier roman sera aussitôt publié à Paris. Ses années passées à Alexandrie lui ont inspiré deux romans parus chez Bernard Campiche. Actuellement, elle vit à Pully.

© Photo:Horst Tappe / CH- 1820 Montreux

Werke:
  • La dernière migration. - R. Deforges, 1977.
  • Crève-l'amour. - Acropole, 1984.
  • Le coeur tatoué. - Mazarine, 1988.
  • L'étalon de ténèbre. - R. Deforges, 1991
  • Le testament d'une mante religieuse. - L'Aire, 1995
  • Le blues d'Alexandrie. - B. Campiche, 1998 (Prix Bibliomedia Suisse 1999).
  • L'étalon de ténèbre. - Aire, 2000.
  • Les jardins de Shalalatt. - B. Campiche, 2001. (Le Blues d'Alexandrie ; 2)
  • La gazelle tartare. - B. Campiche, 2004 (Prix Schiller 2005)
  • La nuit du destin. - Campiche, 2007

Auszeichnungen:
  • Prix Bibliomedia Suisse 1999

Textausschnitt aus Le Blues d'Alexandrie

A regret, Eve quitta le havre qu'étaient pour elle, dans ses pérégrinations à travers Alexandrie, la petite cour et son parterre de sable ocre, le théâtre et ses gueules antiques qui, au fil des matins, semblaient lui prédire quelque sort néfaste. Elle rejoignit la rue Abdel-Nasser, hésitant avant de se faufiler entre les grappes gesticulantes de passants, incommodée par le charivari des klaxons et la puanteur des carburants, mais gagnée, comme à l'accoutumée, par l'atmosphère inexplicablement envoûtante de la ville. Tandis qu'elle se dirigeait vers la rue Nabi-Daniel, la senteur doucereuse d'un jasmin lui parvint d'un jardin: "Une odeur d'amours mortes! " pensa-t-elle avec un pincement dans la poitrine. A son poignet gauche, un bracelet d'argent torsadé lui pesa soudain. Et tout en marchant, elle se revit, quelques semaines auparavant, débarquant à Alexandrie comme une somnambule avec, pour tout bagage ou presque, la lettre de recommandation d'un ami libraire.

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